5e colloque – Au cœur des droits (2009)
Près de 25 ans après l’adoption de la Déclaration des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d’abus de pouvoir de l’ONU, il nous semblait essentiel de nous pencher ensemble sur la question des droits des victimes d’actes criminels. La reconnaissance et l’enchâssement de ceux-ci dans un ensemble de législations nationales et internationales se sont-ils traduits par une amélioration concrète de l’expérience des victimes? Qu’en est-il du droit d’être informées, du droit d’être traitées avec courtoisie, équité, compréhension et dans le respect de sa dignité et de sa vie privée, du droit de recevoir des soins, du droit d’être entendues et de participer et du droit à la sécurité?
Dans une perspective historique et critique, le colloque invitait donc les conférenciers et participants à plonger au cœur de ces droits afin d’en retracer l’évolution et de faire ressortir les défis de leur mise en application. La reconnaissance de ceux-ci est-elle effective? Comment ces droits se sont-ils actualisés dans les pratiques, les législations et les différentes réformes qui ont été mises en oeuvre au cours des dernières décennies? Quels sont les recours existants et alternatifs pour faire reconnaître ces droits? Faut-il adopter d’autres droits, d’autres outils juridiques? Quels sont les obstacles qui se dressent devant la pleine reconnaissance des droits des victimes d’actes criminels? Quelles sont les perspectives d’avenir?
Le colloque était également l’occasion de souligner le 25e anniversaire de Plaidoyer-Victimes et d’assister à la première du documentaire Plaidoyer pour les victimes… Une histoire d’engagement, témoignant de l’engagement de pionniers et pionnières à l’avancement des droits des victimes au Québec.
4e colloque – Les victimes d’actes criminels: agir dans le respect de la personne (2004)
C’est sous le thème Les victimes d’actes criminels : agir dans le respect de la personne que s’est tenu le 4e colloque de Plaidoyer-Victimes. L’événement coïncidait avec les 20 ans de fondation de l’Association. Quelque 375 intervenants, chercheurs, professionnels, étudiants et personnes victimes se sont rassemblés pour participer à la trentaine d’ateliers, ateliers-formations et conférences. Provenant de toutes les régions du Québec, de France et de Belgique, ils ont profité de l’occasion pour partager et parfaire leurs connaissances et savoir-faire en victimologie. La diversité des milieux d’intervention représentés (sécurité publique, justice, réseau de la santé, services correctionnels, milieu associatif et communautaire, enseignement) a permis aux participants d’élargir leurs horizons et de s’ouvrir davantage aux réalités des autres champs de pratique.
Afin de concrétiser une fois de plus son engagement envers les victimes d’actes criminels, Plaidoyer-Victimes a organisé une activité avec les proches des victimes Quand la violence frappe l’un des nôtres… Les proches prennent la parole, au cours de laquelle six proches parents de victimes d’homicide furent conviés à témoigner de leur vécu : les difficultés rencontrées, mais aussi les appuis positifs et constructifs reçus par les différentes ressources d’aide et par la société en général. Cette activité de sensibilisation a permis de susciter une réflexion élargie sur la notion de respect englobant non seulement les victimes d’actes criminels, mais aussi leurs proches.
3e colloque – De l’impuissance vers l’autonomie (1996)
Le 3e colloque, qui a réuni 335 participants, a été un temps d’arrêt pour faire le point, questionner nos pratiques, s’ouvrir à d’autres expériences, partager nos rêves et nos projets. C’est certain, on ne part plus à zéro ou presque. Le chemin est tracé et on peut désormais s’inspirer de l’expérience de plusieurs milieux. On a aussi fait des gains au plan de la recherche en victimologie ; les avenues et les thèmes de recherche se sont enrichis. On s’est attardé à des problématiques ou à des facettes de la victimisation criminelle qui avaient été jusqu’à présent peu explorées.
Malgré les progrès tangibles, de nombreux défis restent à relever. Dans ce colloque comme dans les autres, on a rappelé l’absence de services pour les victimes dans les régions éloignées, le manque de formation des intervenants, l’insuffisance du financement, la non-reconnaissance du travail bénévole, l’essoufflement des ressources. Mais les discussions en ateliers, les témoignages des victimes, les communications des différents intervenants ont certainement aidé à prendre un peu de recul et elles ont fourni certains paramètres pour les années à venir.
Pris dans l’engrenage quotidien, il est difficile de mesurer les progrès accomplis, de juger les résultats. On a tendance à voir surtout les obstacles, à pointer du doigt les lacunes. Ce colloque a donné la preuve que plusieurs intervenants dans divers milieux sont déterminés à faire changer les choses, à innover, à sortir des sentiers battus.
2e colloque – L’aide aux victimes d’actes criminels: fiction ou réalité? (1989)
Réunissant quelque 375 participants, ce 2e colloque favorise la diversité et l’originalité des thèmes; les victimes sont panélistes dans des ateliers ; les congressistes sont conviés, de même que le grand public, à une soirée qui prend la forme d’un «Droit de parole » pour les victimes d’actes criminels. Les conférences et les discussions font ressortir que des progrès réels ont été réalisés dans le domaine de l’aide aux victimes, mais tel un leitmotiv, une phrase revient dans les propos et les conclusions : il reste beaucoup à faire. Cela veut dire : poursuivre la sensibilisation, allouer d’autres ressources, améliorer la formation des intervenants, demeurer vigilants et critiques quant à la reconnaissance effective des droits des victimes.
Le colloque alimente néanmoins la réflexion sur les enjeux à venir, il créé une ouverture auprès des secteurs d’intervention qui, jusque-là, avaient gardé leurs distances. Le plus beau fleuron de ce colloque ? Les liens « tricotés serrés » qui se nouent entre les membres. Forces vives de l’Association, leur solidarité et leur engagement individuel est à la base de la réussite de cette activité.
1er colloque provincial sur les victimes d’actes criminels (1986)
C’est la première fois que les intervenants québécois entament une réflexion collective sur des questions comme les besoins spécifiques des victimes, l’organisation des services d’aide, les politiques et législations en matière d’assistance aux victimes. On veut en profiter pour faire le point sur la situation des victimes de violence en accordant une attention particulière à la dimension de la santé physique et mentale dans la victimisation criminelle. Plus encore, on souhaite dépasser le stade d’un simple colloque de sensibilisation et établir les bases d’une politique sociale à l’égard des victimes au Québec.
Les Actes de ce colloque, publiés dans un numéro spécial du Bulletin INFO PV au printemps 1986, résument les échanges entre les 150 participants. Tous les ateliers mettent en relief la nécessité de la concertation, l’urgence de diffuser et de partager de l’information, d’appuyer la création, le développement et la survie des services.
Question d’équité: l’aide aux victimes d’actes criminels (1996)
Cette monographie dresse un bilan critique des principales initiatives et recherches menées au Québec et au Canada durant la période 1970-1995. Portrait de l’évolution des services d’assistance aux victimes et des réformes législatives visant la reconnaissance de leurs droits, cet ouvrage témoigne également des préoccupations qui ont d’abord retenu l’attention des chercheurs.
C’est en quelque sorte l’héritage de nombreux pionniers qui ont posé les jalons de la victimologie au Québec et ailleurs au Canada.
Enfants victimes: quand la vie n’est pas un conte (2001)
Dix ans après la parution du bulletin thématique L’enfant victime dans un monde d’adulte, l’Association présente une nouvelle revue sur ce thème. Cette publication porte un autre regard sur la victimisation des mineurs à partir des recherches et initiatives des dernières années. Les sujets abordés traitent notamment des facteurs psychosociaux du filicide, de la protection des enfants victimes et des enfants témoins, des décès d’enfants.
L’enfant victime dans un monde d’adultes (1991)
Ce bulletin développe plusieurs thèmes, comme la prévention de la violence en milieu scolaire, les enlèvements d’enfants, l’intervention en matière d’abus sexuel et les conséquences de la violence conjugale sur l’état de santé des femmes et des enfants.