Le thème retenu par l’AQPV pour cette première édition en est un extrêmement sensible. Toutefois, l’adoption de la Loi modifiant le Code criminel (troubles mentaux), le 19 mai 2005, a incité l’AQPV à se pencher sur le cheminement de ces victimes et de leurs proches contraints de naviguer entre le système de santé et le système de justice.
Par ailleurs, rappelons que cette loi introduit de nouvelles dispositions concernant:
- l’inaptitude à subir un procès;
- la non-responsabilité criminelle;
- les audiences de la Commission d’examen des troubles mentaux;
- le Tribunal administratif du Québec;
- la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui;
- l’estimation de la dangerosité;
- les évaluations psychiatriques;
- la déclaration de la victime.
Comme il est facile de s’y perdre, ce dossier tente d’expliquer le rôle des différentes instances amenées à intervenir auprès des personnes souffrant de troubles mentaux graves, de leurs proches ou de leurs victimes. Il espère aussi démêler les mécanismes mis à leur disposition. Une tâche d’autant plus ardue que les situations des victimes et des proches, les conséquences des gestes posés, et les obstacles rencontrés restent très peu documentés.